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Mise à jour 8 oct 2014

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Historique du peuple Xwla (Grand-Popo)

 

Le peuple Xwlà après avoir quitté l’origine commune des peuples du Sud Bénin (Adja Tado ou Adja Sado), se dirigea vers le bord du fleuve Mono en raison de la multiplicité des guerres tribales. Il se trouva refuge dans une grande forêt dominée par des grands arbres appelés Ada ; d’où le nom du village Adamè (premier village fondé par les Xwlà).

Ce peuple étant en majeure partie riverain juge agréable cette région aquatique afin de se rendre plus invulnérable.

Malgré cette disposition, certaines hostilités sont notées dans cette région suite aux attaques de certaines troupes d’une part et à la non clémence du milieu naturel : inondation en période de crue du fleuve Mono d’autre part. en d’autres termes, il n’y avait pas une stabilité sociale ou encore une quiétude sociale. Suite à cette situation horrible, le Roi Tãntè Avãnku perda la vie. Dans ces conditions, l revenait à son successeur Mèto Ausã (qui serait intronisé à Tado : origine privilégiée de la puissance) de rechercher les voies et moyens pour palier aux multiples attaques et aux nombreuses vicissitudes qui se posaient à la communauté Xwlà. Il ordonna ainsi un de ses guerriers, (Gbéto Doyoé) de chercher u terrain de sécurité qui serait aujourd’hui le village Agbannakin (ce qui signifierait ‘’c’est la calebasse qui servira de cocotte et l’assiette servira de cruche’’). Autrement dire il serait difficile voire impossible d’être attaqué.

Pour rendre le peuple Xwlà plus puissant et plus invulnérable, le Roi Mèto Ausãn fit des recherches pour retrouver ‘’la force des forces’’. Ses recherches furent soldées par certaines recettes liées au serpent boa. C’est un animal en lui-même un chasseur adroit ; il ne rate jamais sa proie et a une vertu lui permettant de se rendre invisible à son prédateur. Aussitôt la proie saisie, il l’entrelace et l’étouffe. Ainsi c’est un animal redoutable, entouré de certains rituels est devenu une puissance sublime. Le Roi ‘’Xwla Holu’’ fit recours à cet être mêlé de formules magiques lors des sorties avec sa troupe guerrière. Ce pouvoir était destiné à la royauté ; en d’autre terme, c’est une puissance privilégiée du Roi.

Des royalistes sont désignés comme prêtres qui étaient les manipulateurs de cette force déifiée. Ce serait du groupe des prêtres de ce culte qu’est né le clan Dogblossouvi dont le dieu tutélaire ou mieux l’ancêtre éponyme est Dogblossou (le serpent boa). Parce que rendant service à tout le peuple Xwlà, il prend en plus de son nom, le nom du groupe socio-linguistique. On l’appellera désormais Xwlà Dogblossou. Il est à noter que c’est compte tenu de sa protection qu’aujourd’hui nous voyions son temple devant la cour royale et au seuil des domiciles des chefs guerriers à Agbannakin et à Hêvê par exemple.

 

LA REGION DU MONO  AUTREFOIS ET LE VRAI PARCOURS DES XWLA

On ne sait rien de l’origine du mot Popo, mais il est certain qu’au début , il désignait non pas seulement des villes comme Grand-Popo et Petit-Popo qui n’étaient pas encore fondées, mais la région comprise entre la VOLTA et le Lac Ahémé. L’hypothèse la moins improbable est que le mot Popo fut emprunté par les premiers navigateurs à l’étonnement des indigènes [KPO-KPO] regarde, regarde, mot qui dû attirer l’attention des européens et leur permit de désigner  le pays sur la carte.

Aux environs de 1.600, les villages de Hêvê, Apoutagbo et de Gbèfa étaient habités par les Ouédahs ou Pédah qui occupaient toute la côte depuis le Mono jusqu’à Savi et ce sont eux qui ont donné leurs noms à la ville de Ouidah. Le roi des Pédahs habitait d’abord à Tori, puis à Savi puis à Pédah (Ouéyogbé) mais à la fin de la guerre avec les Fons, il en fut chassé et dû s’installer à Kpétou à trois kilomètres au Nord-Est de Comé. Le roi de Kpétou était représenté à Apoutagbo par un sous-chef. Les Pédahs portent dix tatouages comme signe de leur race ; deux entre les yeux, deux sur chaque pomme, et deux près de chaque oreille (tempe), leur fétiche est le DANGBE (serpent Python).

Les HULATOS ou PLAS qui habitent actuellement dans le pays doivent être considérés comme des nouveaux venus dans le pays. Les traditions humaines des Plas nous apprennent en effet qu’ils son venus du royaume de Djèkin ou (Jecquin), situé au bord du lac Nokoué entre Agnannakin et Kétonou. La coutume des plas d’envoyer leur chef se faire couronner à TADO (Togo), le berceau de la race ADJA nous prouve que des Plas sont d’origine ADJA. Les plas portent trois cicatrices : une entre les yeux et une sur chaque pommette.

 

ARRIVEE ET PERIODE DES GUERRES DES PLAS OU XWLA

Vers 1727, le roi des Fons AGADJA, mécontent de payer les frais de douanes aux habitants du bord de la mer pour les marchandises reçues d’Europe, avait des difficultés avec les royaumes Pédahs de Savi (Ouidah) et deux ans plus tard en 1729, ils attaquèrent et ruinèrent parallèlement le royaume de Jecquin (DJEKIN). Les habitants en fuite se réfugient les uns sur les îlots du lac Nokoué et de la lagune, tandis que les autres dirigés par leur roi AHOUSSAN se réfugiaient au milieu des Pédahs sur les rives du Mono, principalement dans les villages de Hêvê et d’Apoutagbo.

 

VICTOIRE DES PEDAHS

Mais par des nouvelles arrivées, ces fugitifs que l’on commence à appeler les HULATOS (ceux qui se cachent) devenaient de plus en plus nombreux et refusèrent d’obéir aux ordres du roi des Pédahs, ce qui provoque des discordes continuelles. Bientôt fut déclaré la guerre et les Pédahs victorieux chassèrent les Plas avec leur roi AHOUSSAN jusqu’à AGOME-SEVA. Les Plas craignant qu’on ne tue leur roi par surprise à Agomè-Séva lui bâtirent ainsi qu’à sa famille une case en pleine brousse dans un lieu que l’on appelle Adamè et qui devrait rester ignoré de tous les ennemis. Pendant ce temps, les plas achetaient des armes aux GHENGBOTO (étranger venus de la Gold – Coast) et établis à Glidji pour pouvoir se venger des Pédahs.

 

QUI EST HOUESSOU AGBO?

Chef guerrier, le prince HOUESSOU AGBO est le fils du roi AHOUSSAN et qui devrait venger la défaite infligée aux Plas par les Pédahs. HOUESSOU AGBO passait sa vie à piller les villages des Pédahs et des Anèhotos. Il vivait en amitié avec les Ghenougboto à qui il donna sa sœur en mariage. Un jour revenant d’une expédition mois heureuse du côté d’Anécho, il campa avec ses hommes au bord du Mono sur un terrain facile à défendre et appartenant aux Pédahs. Cet endroit plût à HOUESSOU AGBO qui y installa ses hommes en déclarant : AGBANDJANNAKIN (voulant dire que beaucoup de vaisselles seraient casées en ce lieu avant qu’on ne les chasses) et de ce mot les européens firent AGBANNAKIN.

 

DEFAITE DES PEDAHS

Cependant, les Pédahs maître du terrain ne cessaient de tracasser HOUESSOU-AGBO et ses hommes, ce qui décida HOUESSOU – AGBO à envoyer un messager à Apoutagbo afin de faire des réclamations. Mais à son arrivée, les Pédahs commencèrent à maltraiter le messager et à le frapper cruellement. Cependant HOUESSOU-AGBO avait parmi les habitants d’Apoutagbo un ami qui, afin d’épargner le messager d’Agbannakin frappé à demi mort se coucha sur son corps pour le préserver des coups. Cette façon de faire excita davantage les Pédahs qui prirent un ‘’adokpo’’ (fourneau portatif en terre cuite) et l’appliquèrent tout brûlant sur le dos du protecteur importun qui s’enfui couvert de brûlures. Les Pédahs achevèrent le messager de HOUESSOU-AGBO.

A cette nouvelle, HOUESSOU-AGBO entra dans une véritable fureur il rassembla tous les guerriers des Plas et se dirigea sur APOUTAGBO. Les Pédahs prévoyant l’attaque, s’étaient mis en état de défendre derrière le large rempart de cactus qui, de la plage à la lagune protégeait le village. Le roi DEGBOE AKPOUE était venu de KPETOU pour diriger la défense. Le grand nombre des Pédahs fit hésiter des Plas à leur arrivée près du village, mais HOUESSOU-AGBO enlevant son bonnet couvert de gris-gris (ébos) le jeta par-dessus la haie de cactus au milieu des ennemis en s’écriant que lui il préférait mourir plutôt que de supporter l’injure. Il s’élança alors en avant et sa bravoure excita tellement ses hommes qu’ils emportèrent une grande victoire, tuèrent à AVLO-DOME le roi des Pédahs  en fuite et poursuivirent les Pédahs jusqu’à Dohi à deux kilomètres de Guézin. Après leur victoire, les Plas s’installèrent à nouveau à APOUTAGBO et à HEVE gardant avec eux les femmes des Pédahs car eux-mêmes avaient eu un grand nombre de leurs femmes prises par les Fons au moment de la destruction du royaume de DJECKIN.

Cependant, un certain nombre de Pédahs restèrent dans le pays et  les Plas leur laissèrent des terres situées entre Gbèfa et la rivière Aho. Ces Pédahs peu à peu se mélangèrent avec les Plas. Quelques années après, HOUESSOU-AGBO fut attaqué à l’improviste aux environs de Sèko, il réussi à repousser les agresseurs, mais il fut blessé à mort dans le combat et ses hommes l’emportèrent à Agbannakin où il mourut.

 

GUERRE AVEC LES ANEHOTOS

De leur côté, les Anèhotos (étrangers dont descend la famille du roi LAWSON et venus eux aussi de GOLD-COAST après les GHENGBOTO pour s’établir à Anèho) ayant entendu parler de cette cachette et heureux de saisir cette occasion de faire des esclaves, résolurent d’attaquer les Plas et ce n’est qu’à la ruse que ceux-ci durent leur salut.

En effet, ayant appris un jour que les Anèhotos voulaient le lendemain avant le jour prendre la maison du Roi, les Plas attachèrent en pleine brousse dans un même lieu tout ce qu’ils avaient de volailles, de chats, de chiens et se placèrent eux-mêmes à l’écart en embuscade.

Dans la nuit, les Anèhotos attirés par les cris du coq, cernèrent l’endroit et au signal de l’attaque se précipitèrent en avant. Trompés par les ténèbres, ils s’entretuèrent entre eux jusqu’à ce qu’au lever du jour, les Plas mirent en fuite le reste des troupes et tuèrent  leur chef. Dans la guerre, les Plas firent beaucoup de prisonniers et ramassèrent beaucoup de fusils et aussi des canons qu’ils emportèrent a Adamè où l’on peut les voir encore. Après la bataille ils enlevèrent la graisse des cadavres des Anèhotos, la conservèrent mélangée avec du poisson. Et pendant plusieurs années, ils préparèrent de temps en temps avec cette graisse de Klakos (sorte de beignets à base de farine de maïs) qu’ils allaient vendre aux Anèhotos qui mourraient en grand nombre. A cause de cela, les Anèhotos appellent les Plas (Pla – Yacamè) et jusqu’à l’occupation française, les Anèhotos tâchaient de surprendre un Pla qu’ils immolaient à leur grand Lègba à Anèho qu’ils appellent TOVI.

Avec les prisonniers, les Plas formèrent un village pour être comme un rempart contre l’ennemi et ils appalèrent ce village AKLAKOU. Après leur victoire, les Plas vinrent habiter en grand nombre aux environs de la cachette de leur Roi et Adamè devient ainsi première capitale.  

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